On choisit souvent sa protection solaire au radar, en se fiant uniquement au gros chiffre sur le tube. C’est une erreur. Une bonne routine de soin ne se résume pas à un indice choisi au hasard sur un coin de rayon. Si le but est d’éviter un vieillissement prématuré et des dégâts cellulaires que l’on ne verra que dans dix ans, les slogans publicitaires ne suffisent plus. Il faut aller voir l’envers du décor. Et cela commence par comprendre ce que cachent les acronymes : l’impact réel des UVA et des UVB sur nos tissus, et la manière dont fonctionnent le SPF et le système PA+++ pour faire barrière efficacement.
Qu’est-ce que les rayons UVA et UVB ?
Les UVA : les responsables du vieillissement cutané
Les UVA forment 95 % des ultraviolets qui nous atteignent. Ils s’infiltrent en profondeur dans le derme pour y briser le collagène et l’élastine, provoquant rides, taches et relâchement. Pire encore, ils agissent toute l’année, traversent les nuages comme les vitres, et nous abîment sans même qu’on ne le sente.
Les UVB : la cause directe des coups de soleil
Les UVB ne font pas de détails, mais ils restent en surface. Ce sont eux qui provoquent les brûlures immédiates et les coups de soleil que l’on regrette le soir même, tout en creusant le lit des cancers de la peau. Leur force change constamment : selon qu’on soit en plein mois de décembre ou sur une plage en juillet, l’impact n’a rien à voir. C’est d’ailleurs entre midi et 16h, au plus fort de l’été, que le piège se referme et que la peau trinque le plus.
Le SPF : que signifie vraiment cet indice ?
Pour comprendre le SPF, il faut oublier le marketing. Cet indice mesure simplement le délai supplémentaire que vous accorde une crème avant l’apparition du coup de soleil. On a souvent tendance à imaginer une progression logique entre les chiffres, mais la courbe sature très vite. Un SPF 30 retient déjà près de 96,7 % du rayonnement UVB, quand un SPF 50 grimpe à 98 %. L’écart en matière de filtration pure est infime, même s’il s’avère précieux pour les épidermes fragiles ou lors d’expositions intenses. Dans tous les cas, l’écran total est un mythe : aucun produit ne filtre la totalité des UV.
Le système PA+++ : la protection contre les UVA
Le SPF ne renseigne que sur la protection contre les UVB. C’est là qu’intervient le système PA (Protection Grade of UVA), d’origine japonaise, aujourd’hui largement adopté. Il s’échelonne de PA+ à PA++++, un nombre de croix plus élevé indiquant une protection anti-UVA plus forte. Une crème solaire efficace doit donc afficher à la fois un SPF élevé et un indice PA+++ ou PA++++, car un SPF fort seul ne protège pas contre le vieillissement cutané.
Comment choisir son indice selon son profil
Le choix de l’indice dépend du phototype, du temps d’exposition et de l’environnement. Les peaux claires et les enfants nécessitent un SPF 50+ associé à un PA++++, tandis qu’une exposition modérée en ville peut se contenter d’un SPF 30. Dans tous les cas, l’application généreuse et le renouvellement toutes les deux heures restent les gestes les plus déterminants pour une protection réellement efficace. Pour connaître quel produit est sure pour votre peau, vous pouvez consulter Dr. Aglac et réservez votre rendez-vous dès maintenant !